EDF a estimé le démantèlement des centrales nucléaires à 15% du coût de construction. Ailleurs dans le monde, les estimations sont beaucoup plus élevées. Par exemple en Allemagne, « le montant des provisions prévues pour le démantèlement correspond à peu près au coût de la construction ».

Le site breton de Brennilis fait figure de cas d’école. Conjointement exploité par EDF et le CEA, son exploitation a cessé en 1985 ; il est toujours en cours de démantèlement.

En 1979, la facture était estimée à 19,4 millions d’euros (en monnaie de l’époque). Elle a depuis été réévaluée à… 482 millions d’euros. Il ne s’agit pourtant, pour EDF, que de démanteler un petit réacteur de 70 MW. La puissance de ceux en fonctionnement est tout autre : 900, 1 300 ou 1 450 MW.

Rapport de la Cour des comptes 2012, Novethic 1er août 2016

43% de l’eau consommée en France sert à refroidir les centrales nucléaires.

Lors de canicule de 2009, la pénurie a obligé EDF a arrêter le tiers de ses centrales nucléaires.

Jeremy Rifkin, La nouvelle société du coût marginal zéro, 2014 et références

La société irlandaise Atlanco Rimec a fourni en France des intérimaires polonais, engagés avec des contrats chypriotes rédigés en cyrillique. Aucune cotisation sociale n’a été payé, ni en France, ni à Chypre.

Atlanco Rimec a engagé plus de 5000 intérimaires en Europe.

En particulier des ouvriers polonais pour la centrale nucléaire de Flammanville construite par Bouygues. Un responsable sécurité, chargé de contrôler l’identité des intérimaires sur le chantier, a été menacé et finalement licencié pour avoir réclamé les formulaires de détachement. Ces ouvriers étaient non déclarés. Environ 2.5 millions d’euros de cotisations sociales ont été évitées. Bouygues a été condamné pour travail dissimulé et à une amende de 25 000 €, soit 1% du préjudice subi par l’Urssaf. Finalement, Atlanco Rimec ayant disparu, Bouygues pourrait être condamné à dédommager l’Urssaf, suivant le principe de solidarité financière.

Atlanco Rimec avait préalablement fourni des ouvriers polonais pour la construction de l’EPR d’Olkiluoto en Finlande.

Atlanco Rimec a fourni des travailleurs détachés à Delpeyrat, Stove, Maître Coq, Sodebo, et Brets pour un de 11 millions d’euros de cotisations non payées, et 12 millions d’euros d’impôt évité.

Atlanco Rimec possède une filiale Mecra, qui transfère les cotisations non versées vers une autre filiale Oradeo, qui aurait acheté Rimec. Oradeo est effectivement par une société-écran aux Iles Vierges Britanniques.

Le propriétaire est Michael O’Shea, citoyen irlandais résidant à Genève.

Pour cette nouvelle enquête, l’équipe de « Cash Investigation » révèle un scandale qui touche des centaines de milliers de travailleurs sur le sol français. Ils sont roumains, polonais ou portugais, ce sont les « travailleurs détachés », victimes de fraudes à grande échelle. Leurs employeurs, qui travaillent souvent eux-mêmes pour de grandes entreprises françaises, les sous-payent, les soumettent à des horaires abusifs et ne paient presque pas de cotisations sociales. « Salariés à prix cassé, le grand scandale », à voir dans « Cash investigation », mardi 22 mars 2016 à 20h55.

Source : Cash Investigation de France 2 en replay

391 réacteurs nucléaires sont actuellement en fonctionnement dans le monde, pour une puissance de 337 gigawatts (GW).

Leur nombre est en baisse depuis 2002, où 438 réacteurs étaient exploités, pour 367 GW.

Les nouvelles mises en chantier (62 dans 14 pays, dont 24 en Chine, 8 en Russie et 6 en Inde) ne compensent pas la fermeture des réacteurs anciens.

EDF aurait falsifié des données sismiques

Selon le réseau Sortir du Nucléaire, EDF aurait falsifié des données sismiques pour cacher les faiblesses de ses centrales nucléaires. Depuis 2003, EDF refuse de payer les 2 milliards d’euros de travaux nécessaires pour adapter les centrales nucléaires au risque sismique. Par exemple à Chinon (Indre et Loire) : EDF a baissé d’office la valeur de l’intensité des séismes de référence; à Belleville (Cher) : EDF s’est autorisée à prendre comme référence un séisme datant de 1079 pour lequel il existe très peu de données, écartant le séismes de référence (de 1933) qui impliquait des mesures plus contraignantes; à Blayais (Gironde) et à Saint-Laurent des Eaux (Loir-et-Cher) : les chiffres d’EDF sont trois fois moins contraignants que ceux de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Or André-Claude Lacoste, directeur de l’Autorité de sûreté nucléaire donne raison à EDF sans se justifier. EDF a redéfini à sa manière les zones sismiques afin de ne pas avoir à tenir compte de certains séismes. Les centrales de Dampierre (Loiret), Bugey (Ain), Fessenheim (Haut-Rhin), Civaux (Vienne), Saint-Alban (Isère), Golfech (Tarn-et-Garonne), Nogent (Aube) et Chooz (Ardennes) également mises en cause.

Réseau Sortir du Nucléaire, Reuters 16 juillet 2007

Penly – Fuite de tritium à la centrale nucléaire

En octobre 2012, EDF avait détecté dans la nappe phréatique sous la centrale de Penly la présence de tritium, un dangereux radioélément. Il n’a déclaré le problème que cinq mois plus tard. En mai 2013, le Réseau “Sortir du nucléaire“ et le collectif « STOP EPR, ni à Penly ni ailleurs » ont porté plainte pour pollution des eaux et violation de la réglementation technique en matière nucléaire.

Réseau Sortir du nucléaire 5 juin 2014

Nucléaire. Un accident majeur coûterait plus de 400 milliards (IRSN)

« L’accident nucléaire est possible en France », selon l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire, qui joue un rôle d’expert public sur les risques nucléaires en France.

L’IRSN a évalué l’impact d’un accident de niveau 7, fusion du coeur d’un réacteur et rejets radioactifs incontrolés, comme à Fukushima.

Ce serait « une catastrophe européenne ingérable » avec des conséquences massives pour les populations.

Au moins 100 000 personnes devraient quitter la zone contaminée.

L’impact global d’un tel accident est estimé à 430 milliards d’euros, quelle que soit la centrale affectée.

L’exploitant des centrales, EDF, est assuré pour un montant maximal inférieur à 100 millions d’euros.

Les Echos 7 février 2013