EDF a estimé le démantèlement des centrales nucléaires à 15% du coût de construction. Ailleurs dans le monde, les estimations sont beaucoup plus élevées. Par exemple en Allemagne, « le montant des provisions prévues pour le démantèlement correspond à peu près au coût de la construction ».

Le site breton de Brennilis fait figure de cas d’école. Conjointement exploité par EDF et le CEA, son exploitation a cessé en 1985 ; il est toujours en cours de démantèlement.

En 1979, la facture était estimée à 19,4 millions d’euros (en monnaie de l’époque). Elle a depuis été réévaluée à… 482 millions d’euros. Il ne s’agit pourtant, pour EDF, que de démanteler un petit réacteur de 70 MW. La puissance de ceux en fonctionnement est tout autre : 900, 1 300 ou 1 450 MW.

Rapport de la Cour des comptes 2012, Novethic 1er août 2016

La centrale électrique à charbon d’Hazelwood en Australie, d’une puissance de 1.5 GW, a connu un incendie en 2014 qui a duré un mois.

Engie, propriétaire d’International Power depuis 2012, a décidé de vendre le site et de ne plus produire d’électricité à base de charbon, en raison de son impact sur le climat.

Les Echos 26 mai 2016

En 2009, des hackers ont réussi a insérer dans le réseau informatique contrôlant la production électrique des Etats-Unis un logiciel leur permettant d’interrompre son fonctionnement à volonté.

Des études montrent que notre société s’effondrerait en quelques semaines sans électricité, avec des millions de morts par manque de nourriture et de services de base.

Jeremy Rifkin, La nouvelle société du coût marginal zéro, 2014 et références

43% de l’eau consommée en France sert à refroidir les centrales nucléaires.

Lors de canicule de 2009, la pénurie a obligé EDF a arrêter le tiers de ses centrales nucléaires.

Jeremy Rifkin, La nouvelle société du coût marginal zéro, 2014 et références

391 réacteurs nucléaires sont actuellement en fonctionnement dans le monde, pour une puissance de 337 gigawatts (GW).

Leur nombre est en baisse depuis 2002, où 438 réacteurs étaient exploités, pour 367 GW.

Les nouvelles mises en chantier (62 dans 14 pays, dont 24 en Chine, 8 en Russie et 6 en Inde) ne compensent pas la fermeture des réacteurs anciens.

Pour construire sa centrale solaire photovoltaïque d’Arsac , à 20 km au nord de Bordeaux, SolaireDirect fait travailler des ouvriers hongrois pour 2,22 euros de l’heure.

Les ouvriers, sont employés par la société hongroise OLP-Tech, sous-traitante d’Eiffage, travaillaient 11 heures par jour, 6 jours sur 7 «dans des conditions contraires au Code du Travail » selon la Préfecture de Gironde qui a suspendu l’activité de construction en attendant le jugement de l’affaire.

« Une rémunération sur une base quotidienne de 8 heures pour une durée effective de travail de 11 h 30, 6 jours sur 7 ; salaire de 2,22 € par heure effectuée » qui « porte une atteinte grave aux salariés eux-mêmes, à la loyauté de la concurrence et aux finances publiques » selon le communiqué de la Préfecture.

Le salaire mensuel est de 344 euros en Hongrie et de 1445 euros en France.

La centrale a une puissance de 83 MW sur 160 hectares de terrain, représente un investissement d’environ 80 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros par an.

Préfecture de Gironde, Sud-Ouest 26 novembre 2014

Penly – Fuite de tritium à la centrale nucléaire

En octobre 2012, EDF avait détecté dans la nappe phréatique sous la centrale de Penly la présence de tritium, un dangereux radioélément. Il n’a déclaré le problème que cinq mois plus tard. En mai 2013, le Réseau “Sortir du nucléaire“ et le collectif « STOP EPR, ni à Penly ni ailleurs » ont porté plainte pour pollution des eaux et violation de la réglementation technique en matière nucléaire.

Réseau Sortir du nucléaire 5 juin 2014