Plus les extraits passaient, plus les avocats de la Société générale se tassaient sur leurs chaises, plus la cour était attentive, stupéfaite par ce qu’elle entendait. Une certaine vision de la justice s’émiettait. « Ils [le parquet de Paris] étaient complètement sous la coupe des avocats de la Générale. » « Ce que l’on dit, c’est que c’est pas Aldebert [procureur au parquet de Paris en 2008] qui a rédigé l’ordonnance de renvoi, c’est un des avocats qui lui a communiquée. » (…)

Que dire après l’audition d’un tel témoignage qui décrit une justice manipulée, des petits arrangements entre parquet et avocats, au point qu’un procureur aurait pu accepter de se faire écrire une ordonnance de renvoi, les manœuvres en coulisses des grands cabinets pour se partager les dossiers ?

Médiapart 17 juin 2016

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