Facebook a survendu l’impact de ses pubs aux annonceurs.

Le réseau social a reconnu que l’une des données clefs utilisées par les annonceurs pour évaluer l’impact de leur publicité sur sa plate-forme avait été artificiellement gonflée.

Sur les deux dernières années, le temps passé sur les pubs videos aurait été surestimé de 60 à 80% (estimation Publicis).

Les Echos 26 septembre 2016

Le gouvernement américain a un accès direct aux données personnelles des utilisateurs de neuf des plus grandes entreprises du web.

Grâce à son programme PRISM, la NSA collecte toutes nos données personnelles, notamment :

  • emails
  • conversations (écrites, vidéos, vocales)
  • photos
  • vidéos
  • fichiers en tout genre
  • activité de l’utilisateur (connexion, déconnexion, etc)

Entre 2007 et 2012, toutes ces sociétés font partie du programme PRISM : Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, PalTalk, YouTube (Google), Skype (Microsoft), AOL et enfin Apple.

The Huffington Post (groupe AOL) 6 juillet 2013

Le « sandwich néerlandais », plat préféré des géants du numérique

Evasion fiscale
Evasion fiscale

Le caractère immatériel de l’économie numérique ouvre de multiples possibilités d’optimisation fiscale. La plus connue, celle employée par Google, consiste à faire remonter les revenus par une cascade de holdings prenant « en sandwich » une société néerlandaise entre deux sociétés irlandaises. D’où le nom de « double irlandais » ou « sandwich néerlandais ». Un schéma qui permet de tirer parti des avantages offerts par les législations des deux pays. Le principe : chaque holding concède à sa filiale les droits de propriété intellectuelle, ce qui permet de faire remonter les bénéfices sous forme de redevances, souvent exonérées d’impôts en vertu d’une directive européenne datant de 2003. Les Pays-Bas, « Etat tunnel » Première étape : lorsque la régie publicitaire de Google en France démarche des clients, les revenus ne sont pas perçus par la filiale française mais par sa maison mère située en Irlande. Le moteur de recherche considère en effet qu’il ne dispose pas d’un « établissement stable » dans l’Hexagone. La société Google Ireland Ltd se contente de reverser une rémunération de 10 % du chiffre d’affaires à la filiale française pour ses services rendus. Deuxième étape : Google Ireland Ltd envoie les trois quarts de ses bénéfices à sa maison mère néerlandaise, Google Netherlands BV. Ces montants échappent donc à l’impôt, car les Pays-Bas ne pratiquent pas de retenue à la source sur les redevances qui entrent et qui sortent du territoire, ce qui lui vaut souvent l’appellation « d’Etat tunnel ». En outre, cela permet de minorer l’assiette imposable de Google en Irlande. Qui plus est, la base taxable sera imposée au taux irlandais, relativement faible (12,5 %) comparé à l’IS français (33,3 %). Troisième étape : les revenus remontent – encore une fois sous la forme de redevance – vers une société irlandaise au statut hybride car elle est dirigée depuis les Bermudes. Le produit est alors soumis à la juridiction fiscale des Bermudes, qui n’impose pas les bénéfices des sociétés non résidentes. Si les bénéfices étaient rapatriés aux Etats-Unis, ils seraient imposés à 35 %. Ils restent donc « stockés » aux Bermudes, comme le sont des milliards de bénéfices enregistrés par des sociétés américaines. L’OCDE estime ainsi que 2.100 milliards de bénéfices américains restent bloqués aux Bermudes en attendant que le Congrès vote une « tax holiday » autorisant leur rapatriement à des conditions plus attractives. Google, Linkedin, Facebook, eBay… De nombreux géants du numérique sont dans le collimateur du fisc. En France, Google fait l’objet d’un redressement fiscal de 1,6 milliard d’euros. Un autre groupe dans le numérique a été redressé l’an dernier à hauteur de 900 millions d’euros. L’administration estime en effet que leurs régies publicitaires sont suffisamment puissantes pour qu’on considère qu’ils possèdent en France un établissement stable. Contestant cette interprétation, Google a lancé un contentieux auprès du tribunal administratif. « Si les géants du numérique acceptent le principe d’un établissement stable dans un pays, ils devront l’accepter partout. C’est probablement la raison de leurs réticences mais nous sommes déterminés à exiger l’application du droit. Nous caractérisons donc quand c’est nécessaire des établissements stables en France imposables en France. », remarque Olivier Sivieude, directeur du contrôle fiscal.

Les Echos 16 mars 2016

Facebook: faire d’internet un sous-réseau

Facebook est conçu pour devenir le point d’entrée d’internet. Cette tentative de centralisation rend le réseau plus facile à contrôler et à censurer. Facebook surveille la navigation de ses membres, grâce au bouton « j’aime » placé sur les sites, et vend ces renseignements sur leurs centres d’intérêts aux marchands.

Facebook et le temps de cerveau disponible

Libération 21 juin 2012