La facture annuelle payée par les ménages pour gérer les déchets a augmenté de 1,2 milliard d’euros soit +24 % entre 2008 et 2012 pour atteindre 6,5 milliards d’euros, sans que le recyclage se soit significativementamélioré puisqu’il n’est passé dans le même temps que de 17 % à 23 %.
« 60% des déchets partent en incinération ou en décharge, souligne
l’UFC-Que Choisir. Dans ces conditions, on ne voit pas comment atteindre l’objectif de 50%de recyclage fixé par l’Europe pour 2020. ».

Les Français produisent en moyenne 530 kg de déchets ménagers par an.

Les Echos 24 avril 2015

Les Français consomment 0.6 kg de miel par personne.

Entre 10 et 12 000 tonnes de miel ont été produits en France en 2014, contre 35 000 tonnes dans les années 1990.

La production nationale restant limitée à environ 15 000 tonnes en 2015, 30 000 tonnes de miel ont dû être importés.

50% du miel produit en France est vendu directement de l’apiculteur au consommateur.

Les Echos 31 décembre 2014, Les Echos 6 avril 2016

 

En 2013, les Français ont dépensé en moyenne 1702 € par an pour l’énergie de leur habitation, en hausse de 23% depuis 2007.

Toutes les sources d’énergie ont augmenté sur cette période : le fioul +58%, le gaz +40% et l’électricité +30%.

4 millions de foyers sont déjà en précarité énergétique, c’est à dire qu’ils dépensent plus de 10% de leur revenu pour l’énergie.

Le coût devrait encore augmenter de 30% avant 2017.

Service des observations et des Statistiques, Commission de régulation de l’Energie, INSEE, UFC-Que Choisir Mai 2014

Volume de nanoparticules utilisées en France

La France a mis en place, début 2013, un système de déclaration à l’intention des industriels, désormais contraints de publier le type et la quantité de nanomatériaux qu’ils utilisent.

Après un an d’existence de la base de données R-Nano, les pouvoirs publics ont fait les comptes.

L’an dernier, en France, ont ainsi été utilisées 275.000 tonnes de noir de carbone (un nanomatériau d’usage ancien présent principalement dans les pneus), 155.000 tonnes de dioxyde de silice (un anti-agglomérant qu’on peut notamment retrouver dans les sauces et poudres alimentaires) ou encore 14.000 tonnes de dioxyde de titane, ce pigment présent dans les crèmes solaires, mais aussi dans les ciments afin de leur permettre de rester blancs.

Les Echos 28 avril 2014

Des semences de maïs “certifiées sans OGM” contenant … des OGM !

Des tests commandés par Greenpeace et réalisés par un laboratoire indépendant sur trois échantillons aléatoires de semences de maïs, commercialisées en 2013 et 2014, ont révélé la présence de six OGM différents dans ces semences !

Pourtant, elles étaient “certifiées sans OGM” ! Elles ont été vendues, semées et cultivées dans les champs à l’insu d’agriculteurs qui ne souhaitaient pas planter d’OGM ! Ils ont été trompés par le semencier espagnol Semillas Fito, et ce maïs contenant des OGM se retrouve donc potentiellement dans notre alimentation.

Greenpeace 17 avril 2014

Appel « Loi d’avenir agricole : arrêtons de bétonner nos terres nourricières »

L’urbanisation de notre territoire fait disparaître, en moyenne, 78 000 ha de surfaces agricoles par an, soit la surface d’un terrain de football toutes les 5 minutes ou celle d’un département moyen tous les 7 ans.

Ce phénomène s’est accéléré au cours de ces dernières décennies.

Appel “Loi d’avenir agricole : arrêtons de bétonner nos terres nourricières », Filière Paysage / Europe Écologie Les Verts, 11 avril 2014.

Les terres agricoles de nombreux pays sont en voie de privatisation et de vente à des investisseurs étrangers.

Les acheteurs sont des Etats cherchant à réduire leur dépendance alimentaire par une production offshore ou des entreprises diversifiant leurs investissements dans le foncier, la production alimentaire ou les agrocarburants.

Paul Mathieu, expert à la FAO, explique les raisons de cet engouement : « La production de biocarburants, l’action de fonds souverains d’Etats pétroliers déficitaires en produits alimentaires et celle de fonds d’investissement privés. »

Ainsi, la Chine investirait en Ouganda, en Tanzanie. Elle exploiterait 100 000 hectares de maïs dans le sud du Zimbabwe. Elle négocie avec le Brésil la concession de terres pour y produire du soja.

Au Mozambique, où la terre ne peut légalement pas appartenir à des étrangers, la Chine crée des sociétés-écran locales pour pouvoir y cultiver des denrées agricoles destinées à son marché et y implante 10 000 colons chinois.

Depuis 1989, une ferme offshore chinoise produit en Australie sur une surface de 43 000 hectares. L’homme d’affaires chinois Jianjun Wang a acquis des droits sur 10 000 ha de terres au Cameroun pour produire du riz à destination de la Chine.

Le groupe de télécommunications chinois ZTE a obtenu la concession de 100 000 ha de terres dans le sud du Laos pour la production de manioc (pour la fabrication d’éthanol). Dans cette région, 600 000 hectares supplémentaires seraient bientôt loués à des investisseurs chinois.

Les Philippines ont concédé 1,24 millions d’hectares de terres à plusieurs entreprises chinoises, dont ZTE, pour la production alimentaire et énergétique.

Des groupes chinois exploitent 80 400 hectares de terres russes, avec des baux de 20 ans ou plus.

Le groupe coréen Daewoo loue pour 99 ans 1,3 millions d’hectares de terre à Madagascar, soit la moitié des terres arables du pays. Daewoo y produira 5 millions de tonnes de maïs par an et assurera ainsi la moitié des importations de maïs de la Corée. Daewoo convertira également 300 000 hectares de savane en plantation de palmiers pour en tirer de l’huile de palme.

Le groupe japonais Mitsui a acheté 100 000 hectares de terres brésiliennes, équivalent à 2% des surfaces cultivées du Japon, pour la production de soja. Au total, les sociétés japonaises détiendraient environ 12 millions d’hectares de terres agricoles en Chine, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud.

L’Inde a accès à des terres en Birmanie pour la production de légumineuses et prospecte en Afrique et en Australie. Des groupes indiens cultivent des 10 000 hectares de terres au Paraguay pour la culture de soja, et des plantations de palmiers en Indonésie.

L’Egypte produit 2 millions de tonnes de blé au Soudan, louerait 840 000 hectares en Ouganda pour y produire du blé et du maïs, et négocierait la concession de terres ukrainiennes en échange de la fourniture de gaz.

La Libye exploite 247 000 hectares de terres d’Ukraine, en échange de gaz et de pétrole, et une concession de 17 000 hectares au Libéria pour la production de riz.

La Jordanie cultive des terres au Soudan pour assurer sa sécurité alimentaire. Plusieurs pays du golfe Persique ont créé un fonds (AgriCapital) destiné à l’achat de terres agricoles. AgriCapital prospecterait en Afrique du Nord et en Somalie.

Le Koweït produit du riz au Cambodge et a négocié l’achat avant récolte d’une part de la production de riz et d’huile de palme de Birmanie. Il négocie l’accès à des terres d’Egypte, du Maroc, Yémen, Laos, Soudan, en Ouganda et en Thaïlande.

Le gouvernement du Bahreïn aurait signé en mai 2008 un accord pour louer « de grandes surfaces de terre » au Philippines pour l’élevage et la culture de riz. Il prospecte également en Egypte, au Soudan, en Thaïlande et en Irak et cherche à y sous-traiter sa production alimentaire. La société bahreïnie Market Access Promotion investit dans la création de 10 fermes d’élevage et laitières au Pakistan.

Le Qatar prospecterait au Cambodge, en Indonésie, au Pakistan, au Soudan, au Tadjikistan, au Vietnam et en Turquie.

L’Arabie saoudite prospecterait au Brésil, Égypte, Philippines, Sénégal, Turquie, Ouganda, Ukraine, Kazakhstan et en Ethiopie. Un consortium mené par le groupe Ben Laden exploite 500 000 hectares de rizières en Indonésie.

Les Emirats Arabes Unis (EAU) envisagent d’acheter des terres agricoles en Afrique, au Cambodge, au Kazakhstan, en Amérique du Sud et au Vietnam pour assurer son approvisionnement alimentaire. Ils seraient sur le point d’acheter deux lots de 324 000 et 80 000 hectares au Pakistan. Une société d’investissement des Emirats, Al-Qudra holding, prévoit d’acquérir 400 000 ha de terres d’ici fin 2009 pour produire du blé, du maïs, du riz, des légumes et du bétail en Australie, en Croatie, en Égypte, en Érythrée, en Inde, au Maroc, au Pakistan, aux Philippines, au Soudan, en Syrie, en Thaïlande, en Ukraine et au Vietnam.

Des groupes suédois, Alpcot Agro et Black Earth Farming, exploitent déjà 500 000 hectares en Russie et poursuivent leurs acquisitions.

Les banques Barclays, Deutsche Bank, Morgan Stanley et Goldman Sachs investissent massivement dans l’achat de terres agricoles en Russie, Ukraine, au Kazakhstan et en Chine.

Blackstone aurait déjà investit des centaines de millions de dollars dans l’achat de terres agricoles au Sahara ou en Grande-Bretagne et vient de créer un fonds de 200 millions de dollars destiné avec cet objectif.

Le gestionnaire de fonds spéculatifs Dexion Capital lève 280 millions de dollars pour acheter 1,2 million d’hectares en Russie, au Kazakhstan, en Ukraine, en Australie et en Amérique latine. Le britannique Landkom a acheté 100 000 hectares de terres agricoles en Ukraine, avec un objectif de 350 000 hectares en 2011. Le fonds RAV Agro Pro, à capitaux israéliens et américains, contrôle 122 000 hectares en Russie.

Renaissance Capital loue 300 000 ha de terres en Ukraine.

En France, la société de gestion Pergam Finance achète des 45 000 hectares de terres agricoles en Uruguay et en Argentine via un fonds d’investissement doté de 124 millions de dollars, Pergam Partners III enregistré au Luxembourg.

Le financier Georges Soros possède 225 000 hectares de terres agricoles en Argentine (société Adecoagro).

Quelques personnalités politiques s’émeuvent de l’ampleur du phénomène. Pour le ministre de la coopération français, Alain Joyandet, les nouveaux investissements agricoles « ne peuvent pas se faire sans protéger les populations locales. »

Le ministre français de l’agriculture, Michel Barnier, est également réservé : « Théoriquement, l’investissement dans l’agriculture est un bon signe. Mais la spéculation est préoccupante. Elle pose un problème de souveraineté pour les pays africains. »

Paul Mathieu, expert à la FAO, évoque même le risque de « néocolonialisme agraire ».

Les Echos 9 décembre 2008 ; Ouest-France 9 décembre 2008 ; Rapport de l’association GRAIN « Main basse sur les terres agricoles en pleine crise alimentaire et financière » novembre 2008 ; Les Echos 6 janvier 2009