Le nombre de travailleurs détachés n France est passé de 7500 en l’an 2000 à 215 000 en 2015.

La principale raison est le coût des charges sociales, de 25 à 30 points d’écart pour les taux de cotisations sociales.

A ces travailleurs réguliers et déclarés, entre 80 000 et 300 000 travailleurs étrangers seraient employés illégalement en France.

Déclarés ou non, ces travailleurs ne participent pas à la protection sociale des Français (remboursement de santé, retraite, prestations familiales etc.).

Les Echos 26 juillet 2016

Des agences de travail temporaires luxembourgeoises recrutent des intérimaires français pour des missions en France.

L’employeur profite alors des charges sociales très basses du Luxembourg.

Ce détachement d’intérimaires low-cost réduit les encaissements de cotisations des caisses de retraite et de l’assurance maladie.

En 2013, 212 travailleurs étaient détachés en France.

Les Echos 11 avril 2016

En vingt ans, 21 000 emploi de chauffeurs routiers ont disparu en France.

Geodis, filiale de la SNCF, embauche, via sa filiale roumaine, des chauffeurs avec un salaire brut de 237 € par mois. Geodis a élaboré une stratégie de remplacement des conducteurs français par des chauffeurs d’Europe de l’Est pour augmenter ses marges.

Entre 2011 et 2014, Geodis a supprimé 20% de ses emplois français, 500 emplois. Geodis Roumanie emploie 500 chauffeurs en Roumanie.

Un chauffeur français gagne 1800 euros par mois pour 50 heures de conduite hebdomadaire.

Bien que la loi impose aux transporteurs étrangers un maximum de 7 jours en France avant de regagner leur pays d’origine, les chauffeurs de Geodis Roumanie reçoivent essentiellement des missions en France, entre 63% et 76% de leur temps. Ils transportent en France, jusqu’à 62 heures par semaine et pendant neuf semaines consécutives, avec un salaire roumain, ce qui est illégal.

Le salaire du chauffeur compte pour environ 30% du coût du transport.

Coût du chauffeur français : 4416 €
Coût du chauffeur roumain : environ 1400 €, trois fois moins cher.

Geodis France est sous le coup d’une enquête pour travail dissimulé.

L’évasion sociale s’élève à 400 millions d’euros en France.

Pour cette nouvelle enquête, l’équipe de « Cash Investigation » révèle un scandale qui touche des centaines de milliers de travailleurs sur le sol français. Ils sont roumains, polonais ou portugais, ce sont les « travailleurs détachés », victimes de fraudes à grande échelle. Leurs employeurs, qui travaillent souvent eux-mêmes pour de grandes entreprises françaises, les sous-payent, les soumettent à des horaires abusifs et ne paient presque pas de cotisations sociales. « Salariés à prix cassé, le grand scandale », à voir dans « Cash investigation », mardi 22 mars 2016 à 20h55.

Source : Cash Investigation de France 2 en replay

La société irlandaise Atlanco Rimec a fourni en France des intérimaires polonais, engagés avec des contrats chypriotes rédigés en cyrillique. Aucune cotisation sociale n’a été payé, ni en France, ni à Chypre.

Atlanco Rimec a engagé plus de 5000 intérimaires en Europe.

En particulier des ouvriers polonais pour la centrale nucléaire de Flammanville construite par Bouygues. Un responsable sécurité, chargé de contrôler l’identité des intérimaires sur le chantier, a été menacé et finalement licencié pour avoir réclamé les formulaires de détachement. Ces ouvriers étaient non déclarés. Environ 2.5 millions d’euros de cotisations sociales ont été évitées. Bouygues a été condamné pour travail dissimulé et à une amende de 25 000 €, soit 1% du préjudice subi par l’Urssaf. Finalement, Atlanco Rimec ayant disparu, Bouygues pourrait être condamné à dédommager l’Urssaf, suivant le principe de solidarité financière.

Atlanco Rimec avait préalablement fourni des ouvriers polonais pour la construction de l’EPR d’Olkiluoto en Finlande.

Atlanco Rimec a fourni des travailleurs détachés à Delpeyrat, Stove, Maître Coq, Sodebo, et Brets pour un de 11 millions d’euros de cotisations non payées, et 12 millions d’euros d’impôt évité.

Atlanco Rimec possède une filiale Mecra, qui transfère les cotisations non versées vers une autre filiale Oradeo, qui aurait acheté Rimec. Oradeo est effectivement par une société-écran aux Iles Vierges Britanniques.

Le propriétaire est Michael O’Shea, citoyen irlandais résidant à Genève.

Pour cette nouvelle enquête, l’équipe de « Cash Investigation » révèle un scandale qui touche des centaines de milliers de travailleurs sur le sol français. Ils sont roumains, polonais ou portugais, ce sont les « travailleurs détachés », victimes de fraudes à grande échelle. Leurs employeurs, qui travaillent souvent eux-mêmes pour de grandes entreprises françaises, les sous-payent, les soumettent à des horaires abusifs et ne paient presque pas de cotisations sociales. « Salariés à prix cassé, le grand scandale », à voir dans « Cash investigation », mardi 22 mars 2016 à 20h55.

Source : Cash Investigation de France 2 en replay

Les ouvriers du terminal méthanier EDF de Dunkerque

Sur le chantier EDF du terminal méthanier de Dunkerque, un travailleur détaché gagne 5 euros par heure pour 45 heures hebdomadaire, en violation de la loi française. Un autre confie travailler six jours sur sept, 56 heures par semaine. Ils sont payés par la société italienne Sicès qui retient illégalement des frais élevés, jusqu’à 100% du salaire et 12497 € sur dix-huit mois. Une information judiciaire a été ouverte. Sur ce chantier, environ 68% des 1400 travailleurs étaient détachés. Sicès a demandé à ses employés d’enfreindre les règles de sécurité pour nettoyer des pipes de gaz, au risque de s’asphyxier. Un employé portugais est ainsi mort étouffé en 2014.

Pour cette nouvelle enquête, l’équipe de « Cash Investigation » révèle un scandale qui touche des centaines de milliers de travailleurs sur le sol français. Ils sont roumains, polonais ou portugais, ce sont les « travailleurs détachés », victimes de fraudes à grande échelle. Leurs employeurs, qui travaillent souvent eux-mêmes pour de grandes entreprises françaises, les sous-payent, les soumettent à des horaires abusifs et ne paient presque pas de cotisations sociales. « Salariés à prix cassé, le grand scandale », à voir dans « Cash investigation », mardi 22 mars 2016 à 20h55.

Source : Cash Investigation de France 2 en replay