Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a entretenu des contacts étroits pendant son mandat à la tête de la Commission européenne (2004 à 2014) avec Goldman Sachs.

Les dirigeants de la banque américaine « faisaient parvenir au cabinet de Barroso de manière confidentielle des propositions sur des changements à apporter aux politiques de l’Union européenne ».

Publico, The Huffington Post, 25 septembre 2016

Le nombre de travailleurs détachés n France est passé de 7500 en l’an 2000 à 215 000 en 2015.

La principale raison est le coût des charges sociales, de 25 à 30 points d’écart pour les taux de cotisations sociales.

A ces travailleurs réguliers et déclarés, entre 80 000 et 300 000 travailleurs étrangers seraient employés illégalement en France.

Déclarés ou non, ces travailleurs ne participent pas à la protection sociale des Français (remboursement de santé, retraite, prestations familiales etc.).

Les Echos 26 juillet 2016

Union européenne : les lobbies font-ils la loi à Bruxelles ?

Près de 30 000 lobbyistes officieraient auprès des institutions européennes.

En 2011, 3 députés se faisaient ainsi piéger par des journalistes du Sunday Times qui, se faisant passer pour lobbyistes, leur avait fait accepter jusqu’à 100 000 euros pour faire passer des amendements.

En 2012, c’est le commissaire en charge de la santé John Dalli qui est soupçonné d’avoir frayé avec l’industrie du tabac avant d’être débarqué de la Commission.

L’eurodéputée Corinne Lepage dénonce « Les voyages tous frais payés en Indonésie par un grande entreprise pour vanter les bénéfices de l’huile de palme qui donnent lieu à de vibrants plaidoyers en commission ou les textes clés en main rédigés par les entreprises qui se retrouvent portés tels quels par les députés, les pressions exercées par des Etats sur le nucléaire ou le gaz de schiste…c’est grave. Car cela se traduit dans les textes ».

via Union européenne : les lobbies font-ils la loi à Bruxelles Novethic 14 juin 2014

En septembre 2008, une nouvelle directive européenne harmonise les limites d’épandages des 349 pesticides autorisés en Europe.

Cette réglementation va augmenter considérablement les quantités autorisées pour 200 pesticides dans de nombreux pays.

Par exemple, en Autriche, 65% des limites vont être relevées et dans certains cas de 1000%.

En France, la quantité maximum de fénoxycarbe, un insecticide « cancérigène humain probable », épandu sur les agrumes, passera de 0,05 mg/kg à 2 mg/kg, soit 40 fois plus.

Plusieurs associations ont porté plainte contre la Commission européenne car celle-ci aurait retenu pour limites les valeurs les plus élevées parmi les pays de l’UE. Elle n’aurait pas tenu compte de ses propres études et elle n’aurait pas « évalué correctement les effets cumulatifs des pesticides sur la santé humaine ».

Pesticides Action Network Europe, Global 2000 ; Futura-Sciences 31 août 200

L’agriculture intensive a détruit près de 90% de l’activité biologique des sols cultivés européens. Le taux de matière organique, indispensable pour l’écosystème, est passé de 4 à 1,4% en cinquante ans. « Nous sommes en train de détruire notre base de vie. »

Enjeux Les Echos 1er septembre 2008

45% des terres arables européennes manquent de matières organiques.

Les analyses montrent un appauvrissement en matière organique dans les zones initialement les plus riches, et une relative stabilisation dans les zones pauvres en matière organique.

La pauvreté des apports de fumier, l’absence de couverts végétaux et l’intensification des travaux du sol sont notamment incriminées.

L’absence de labour se développe et concerne un tiers des grandes cultures. Mais plus que le labour, c’est sa profondeur qui nuirait à la matière organique en surface.

Bilan d’une étude de la Commission européenne, confirmée par des analyses de 20 000 échantillons de sols de Bretagne, Agreste, Ministère de l’agriculture et de la pêche mai 2008

Energie renouvelable en Europe. Bilan 2009 et perspectives 2020.

En 2009, 18% de l’électricité consommée en Europe était d’origine renouvelable, 13% en France contre 65% pour l’Autriche ou 56% pour la Suède.

En 2009, 11% de l’énergie finale consommée en Europe était d’origine renouvelable, 12% en France contre 29% pour l’Autriche ou 49% pour la Suède.

La directive européenne (2009/28/CE) relative à la promotion de l’énergie produite à partir de sources renouvelables, vise à atteindre 20 % d’énergie renouvelable dans la consommation brute d’énergie finale d’ici 2020. Elle comprend également un objectif minimum de 10 % d’énergie renouvelable (biocarburants ou autres) dans le secteur du transport.

The State of Renewable Energies in Europe, 10th EurObserv’ER Report octobre 2011

Production d’électricité à partir de biomasse solide

En terme d’utilisation ou de potentiel, la biomasse solide (bois, déchets de bois et autres
matières végétales ou animales solides) est de loin la plus importante des sources d’énergies renouvelables en Europe.

En 2009, la production d’énergie primaire issue de la combustion de la biomasse solide  a atteint 72,5 Mtep, en augmentation moyenne de 14% par an depuis 2001.

Environ 800 centrales électriques fonctionnent à la biomasse solide pour une puissance de 7,1 GW.

En France, la production d’énergie primaire à partir de biomasse solide est estimée à 9,8 Mtep en 2009.

Service de l’observation et des statistiques, The State of Renewable Energies in Europe, 10th EurObserv’ER Report octobre 2011

Déchets biodégradables en Europe

Entre 118 et 138 millions de tonnes de biodéchets sont produits chaque année dans
l’Union européenne, dont environ 88 millions de tonnes de déchets municipaux (déchets biodégradables de jardin, de cuisine et alimentaires).

Ce tonnage devrait augmenter de 10 % chaque année jusqu’en 2020.

En Europe, 40 % des biodéchets restent stockés, ce qui est susceptible d’entraîner des
risques environnementaux importants.

Ce stockage va à l’encontre de la Directive décharges (1999/31/CE) qui impose aux États membres de réduire progressivement la mise en décharge de leurs déchets municipaux biodégradables de 35 % en 2016 par rapport à 1995.

Les déchets peuvent être valorisés par méthanisation anaérobie ou incinération pour produire de la chaleur et de l’électricité.

The State of Renewable Energies in Europe, 10th EurObserv’ER Report octobre 2011