EDF a estimé le démantèlement des centrales nucléaires à 15% du coût de construction. Ailleurs dans le monde, les estimations sont beaucoup plus élevées. Par exemple en Allemagne, « le montant des provisions prévues pour le démantèlement correspond à peu près au coût de la construction ».

Le site breton de Brennilis fait figure de cas d’école. Conjointement exploité par EDF et le CEA, son exploitation a cessé en 1985 ; il est toujours en cours de démantèlement.

En 1979, la facture était estimée à 19,4 millions d’euros (en monnaie de l’époque). Elle a depuis été réévaluée à… 482 millions d’euros. Il ne s’agit pourtant, pour EDF, que de démanteler un petit réacteur de 70 MW. La puissance de ceux en fonctionnement est tout autre : 900, 1 300 ou 1 450 MW.

Rapport de la Cour des comptes 2012, Novethic 1er août 2016

La facture annuelle payée par les ménages pour gérer les déchets a augmenté de 1,2 milliard d’euros soit +24 % entre 2008 et 2012 pour atteindre 6,5 milliards d’euros, sans que le recyclage se soit significativementamélioré puisqu’il n’est passé dans le même temps que de 17 % à 23 %.
« 60% des déchets partent en incinération ou en décharge, souligne
l’UFC-Que Choisir. Dans ces conditions, on ne voit pas comment atteindre l’objectif de 50%de recyclage fixé par l’Europe pour 2020. ».

Les Français produisent en moyenne 530 kg de déchets ménagers par an.

Les Echos 24 avril 2015

La tragédie électronique

Depuis 1989, tous les pays du monde, à l’exception des Etats-Unis et d’Haïti, ont l’interdiction d’exporter leurs déchets électroniques. Pourtant, en Europe, seulement 25% d’entre eux sont effectivement recyclés. Le reste est exporté illégalement et finit souvent dans des décharges clandestines en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud.

via La tragédie électronique 20 mai 2014

Les nanoparticules de titane

Distribution des tailles d'oxyde de titane pour l'alimentation
Taille des particules de titane dans les produits alimentaires

Le dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire est classé cancérigène possible pour l’homme (2B), par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) depuis 2007, considéré comme un perturbateur des fonctions cérébrales par une étude du CEA d’octobre 2011 (portant sur la présence de nanoparticules dans les crèmes solaires que l’Afssaps recommande de ne pas utiliser)… L’Europe est consciente des risques et une directive (78/176/CEE) du Conseil de l’Europe considère que les déchets provenant de l’industrie du dioxyde de titane présentent des risques préjudiciables pour la santé de l’homme ainsi que pour l’environnement

Environmental Science & Technology 2012, 46 (4), pp 2242–2250 DOI: 10.1021/es204168d « Titanium Dioxide Nanoparticles in Food and Personal Care Products »

Couches jetables ou lavables ?

 3 milliards de couches ont été mises en décharge en France en 2003, ce qui permettrait de faire près de 13 fois le tour du monde en les mettant bout à bout.

18 milliards de couches ont été jetées aux États-Unis en 1990, 4 millions de couches sont jetées chaque jour au Canada et en Belgique.

Les couches jetables consomment, pour 1000 couches, 13,3 kg de poly­mères et 97 kg de papier. Les couches lavables 2,1 kg de coton et 31 kg de lessives.

Les couches jetables consomment 70% d’énergie de plus que les couches lavables (production et lavage).

Les couches jetables consomment 40% d’eau en plus que les lavables (production, lavage et chasse des toi­lettes), soit 1,4 litre d’eau par couche jetable contre 1 litre d’eau par couche lavable.

Les couches jetables entraînent 7,5 fois plus de déchets que les cou­ches lavables, soit 200 grammes par couche jetable (production et mise en décharge) et 26 grammes par couche jetable (production et utilisation).

Les couches représentent 9% du volume de déchets ménagers en Belgique.

Pour un seul enfant, les couches jeta­bles représentent 4,5 arbres, 25 kg de plastique, obtenus avec 67 kg de pétrole brut, plus de 4500 couches jetées aux ordures ménagères, par­tiellement décomposables en plus de 200 (voire 500) ans. Ce qui représente environ 820 kg de déchets, soit un volume de 35 m³.

Soit pour la France, 3 milliards de cou­ches, 5,6 millions d’arbres, et 47 000 tonnes de pétrole brut pour produire 15 200 tonnes de plastique.

En Belgique, une commune a estimé le volume de déchets de couches jetables à 1062 kg par enfant, dont le traitement qui lui coûtait 160 euros. Elle a décidé d’offrir une prime de 100 euros à l’achat de couches lavables, ce qui lui permettait aussi de faire des économies. Plusieurs autres communes des Flandres subventionnent également l’achat de couches lavables.

Environnement Canada 2008; Diapers: Environmental Impacts and Lifecycle Analysis, Janvier 1991, Anne-Sophie Ourth Thèse de doctorat, Université de Gembloux 2003

Le plastique

5% des 50 millions de tonnes de plastiques produit chaque année aux Etats-Unis est recyclé.

Au coeur de l’océan Pacifique, on trouve 10 fois plus de plastique, en volume, que de plancton (aliment de base du cycle alimentaire des poissons).

Les plastique concentrent 1 million de fois les produits chimiques toxiques (PCB etc.).

Au Canada, seulement 40% du plastique est recyclé.

Les fabricants prétendent que leurs produits sont parfaitement recyclables. Cependant, ils contiennent souvent différents types de plastiques qui ne peuvent subit un traitement identique.

Au Danemark, 90% des plastiques sont recyclés. La consigne est imposée.

Des additifs aux plastiques, les phtalates, peuvent perturber le fonctionnement de chaque cellule de notre corps.

Les bouteilles en plastique contiennent de l’antimoine, un métal lourd. Seuls 2-3% des bouteilles testées ne relâchent pas de l’antimoine dans les liquides qu’ils contiennent. Certains contiennent alors des concentrations supérieures au maximum autorisés au Japon.

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La malédiction du plastique, Arte 12 janvier 2012