EDF aurait falsifié des données sismiques

Selon le réseau Sortir du Nucléaire, EDF aurait falsifié des données sismiques pour cacher les faiblesses de ses centrales nucléaires. Depuis 2003, EDF refuse de payer les 2 milliards d’euros de travaux nécessaires pour adapter les centrales nucléaires au risque sismique. Par exemple à Chinon (Indre et Loire) : EDF a baissé d’office la valeur de l’intensité des séismes de référence; à Belleville (Cher) : EDF s’est autorisée à prendre comme référence un séisme datant de 1079 pour lequel il existe très peu de données, écartant le séismes de référence (de 1933) qui impliquait des mesures plus contraignantes; à Blayais (Gironde) et à Saint-Laurent des Eaux (Loir-et-Cher) : les chiffres d’EDF sont trois fois moins contraignants que ceux de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Or André-Claude Lacoste, directeur de l’Autorité de sûreté nucléaire donne raison à EDF sans se justifier. EDF a redéfini à sa manière les zones sismiques afin de ne pas avoir à tenir compte de certains séismes. Les centrales de Dampierre (Loiret), Bugey (Ain), Fessenheim (Haut-Rhin), Civaux (Vienne), Saint-Alban (Isère), Golfech (Tarn-et-Garonne), Nogent (Aube) et Chooz (Ardennes) également mises en cause.

Réseau Sortir du Nucléaire, Reuters 16 juillet 2007

Nucléaire. Un accident majeur coûterait plus de 400 milliards (IRSN)

« L’accident nucléaire est possible en France », selon l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire, qui joue un rôle d’expert public sur les risques nucléaires en France.

L’IRSN a évalué l’impact d’un accident de niveau 7, fusion du coeur d’un réacteur et rejets radioactifs incontrolés, comme à Fukushima.

Ce serait « une catastrophe européenne ingérable » avec des conséquences massives pour les populations.

Au moins 100 000 personnes devraient quitter la zone contaminée.

L’impact global d’un tel accident est estimé à 430 milliards d’euros, quelle que soit la centrale affectée.

L’exploitant des centrales, EDF, est assuré pour un montant maximal inférieur à 100 millions d’euros.

Les Echos 7 février 2013