Le porc est la viande la plus consommée en France, avec 35 kg par an et par ménage, trois quart sous forme de salaisons (saucisses, rillettes etc.) et le reste de viande fraîche.

Les abattoirs de la Cooperl Arc Atlantique abattent 100 000 porcs par semaine, 20% de la production porcine française.

Le nombre d’exploitations agricoles porcines a chuté de 795 000 en 1968 à 15 000 en 2011. Le nombre de porcs par exploitation a été multiplié par 70. La Bretagne compte trois fois plus de porcs que d’habitants.

Les races traditionnelles, adaptées à leur terroir (Blanc de l’ouest, cul noir du Limousin, cochon de Byeu, gascon, Nustrale), ne representent plus que 0.2% des cochons élevés. L’essentiel est choisi pour leur vitesse de croissance leur prolificité. Les truies sont aujourd’hui capables de mettre bas 30 porcelets par an. Les truies n’ayant que 10 tétines ont dû être génétiquement modifiées pour avoir 14 à 18 tétines et pouvoir nourrir leur portée.

Entre 8 et 15% des porcelets meurent à la naissance.

Les porcelets sont castrés, leur queue coupée à vif, et leurs dents meulées.

Les porcelets reçoivent 60 à 70% des antibiotiques administrés dans l’élevage. Des médicaments, susceptibles de favoriser la résistance des bactéries, parfois obtenus illégalement grâce à des laboratoires complices

Le chauffage et la ventilation représente 85% de la consommation totale d’électricité d’un élevage. En Bretagne, les porcheries consomment 1171 kWh par truie et par an.

Le livre noir de l’agriculture, I. Saporta 2011

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