Aldi bannit les néonicotinoïdes, passe au biologique

Aldi , une chaîne de supermarchés allemande avec des magasins en Europe, au Canada et aux Etats-Unis, est devenu le premier détaillant européen majeur à interdire les pesticides toxiques pour les abeilles, dont les néonicotinoïdes imidaclopride, la clothianidine, et thiamethoxam, de tous les produits vendus dans leurs magasins.

Les pesticides suivants ne seront plus tolérés (légumes les plus traités, selon Greenpeace):

  • thiamethoxam (laitue et chicorée)
  • chlorpyrifos (le chou-rave, les herbes, les choux de Bruxelles, choux pommés, choux-fleurs, et le chou frisé)
  • clothianidine
  • cyperméthrine (poireaux, choux pommés, et des légumes à cosse)
  • deltaméthrine (chou-fleur, poivrons, aubergines, courgettes, concombres, pois, choux, la tomate et la laitue)
  • fipronil
  • imidaclopride (pommes, pêches, abricots, et  laitue)
  • sulfoxaflor

Source : Aldi bannit les néonicotinoïdes, passe au biologique, BeyondPesticides 20 janvier 2016, Greenpeace 18 janvier 2016

L’élevage mondiale de saumon atteint 2.3 millions de tonnes en 2015, dont 60% produit en Norvège.

Le traitement par les antibiotiques a été interdit en Norvège en 1987.

Ces saumons, issus de croisement génétique, ne consomment que 1.2 kg d’aliments pour croître de 1 kg.

Les Echos 6 avril 2016

European Banana Action Network milite pour améliorer les conditions de vie des travailleurs agricoles des plantations et des petits producteurs. Il dénonce aussi l’impact sur l’environnement de la production intensive de bananes. Euroban rassemble trente-cinq associations et syndicats de treize pays européens. En France, son action est notamment relayée par la CGT et Peuples solidaires. Régulièrement, le Réseau solidarité de Peuples solidaires mène des campagnes de lettres pour soutenir les actions des travailleurs et des syndicats d’Amérique latine.

www.peuples-solidaires.org/reseau-solidarite , www.bananalink.org.uk

L’entreprise Noboa appartient à M. Alvaro Noboa, crédité d’une fortune d’un milliard de dollars.

M. Noboa a été deux fois candidat aux élections présidentielles en Equateur.

M. Noboa est accusé d’escroquer les planteurs de bananes. M. Enrique Feijoo, propriétaire d’une plantation de 30 hectares et en procès contre M. Noboa, raconte : « Le contrat signé avec Noboa stipulait que mes fruits étaient vendus à 3.2 dollars par caisse, le prix officiel. En réalité, le paiement s’effectuait dans une agence de la Banco del Litoral, appartenant également à M. Noboa, qui retenait 0.8 dollar par caisse sans justificatif (…). Maintenant c’est moi qui ne veux plus vendre … alors il m’intente un procès. »

The New York Times 13 juin 2002

Dans les bananeraies d’Equateur, les ouvriers sont exposés aux produits chimiques, massivement employés, sans protection adéquate.

Par exemple, les pesticides sont épandus par avion, pendant que les ouvriers sont dans les vergers.

M. Alfredo Rosalbal, de l’exploitation El Zapote, témoigne : « Durant toute ma carrière, je n’ai connu qu’une entreprise qui fasse sortir les ouvriers pendant les fumigations aériennes ».

RISAL 7 septembre 2006

En Equateur, les bananes sont cultivées par des ouvriers travaillant 12 à 13 heures par jour pour un salaire quotidien d’environ 4 euros.

Un ouvrier raconte : « Les journées de travail dans une bananeraie se prolongent fréquemment au-delà de 12 heures. Nous travaillons jusqu’à ce que la commande soit expédiée. Le salaire varie de 20 à 50 euros par semaine selon les postes. Les vêtements de travail et les outils ne sont pas fournis par l’entreprise. Les frais de transport sont à la charge des ouvriers. »

Les cultivateurs travaillent six ou même sept jours par semaine, soit un ou deux jours de plus que le maximum légal. Ce travail supplémentaire est non rémunéré.

Les employés de bananeraies reçoivent un salaire inférieur au minimum vital pour une famille de quatre personnes, estimé
à 150 euros par le gouvernement équatorien.

Les familles n’ont souvent d’autres choix que de retirer leurs enfants de l’école et de les envoyer travailler. Certains enfants reçoivent un salaire de 2 euros par jour, d’autres aident simplement leur père et ne sont pas directement payés.

L’organisation mondiale du travail estime que 69 000 enfants âgés de 10 à 14 ans et 325 000 adolescents de 15 à 19 ans travaillent en Équateur.

The New York Times 13 juin 2002; RISAL 7 septembre 2006; Novethic 2 décembre 2006